Un transfert DTF correctement pressé tient plus de 50 lavages à 40 °C. Ce qui l’use, ce n’est pas le lavage mais la chaleur directe et le frottement : sèche-linge très chaud, fer posé sur le motif, lavage à l’endroit avec des fermetures éclair.
Les gestes qui font durer
- Lavez à l’envers, à 30 ou 40 °C, en programme normal ou délicat. Le motif frotte alors contre lui-même, pas contre le tambour et les autres vêtements.
- Attendez 24 heures après le pressage avant le premier lavage : l’adhésif finit de durcir.
- Séchage à l’air, à plat ou sur cintre. Le sèche-linge est toléré à basse température, mais c’est la première cause de craquelures.
- Repassez à l’envers, ou posez un tissu entre le fer et le motif, sans vapeur. Jamais le fer directement sur le film.
- Lessive classique, sans javel ni détachant oxygéné sur le motif ; l’adoucissant est inutile et fragilise légèrement l’adhésif.
Ce qui l’abîme
- Le sèche-linge à haute température : le film se ramollit et se plisse.
- Le repassage direct : le film fond ou colle au fer.
- Le nettoyage à sec : les solvants attaquent l’encre.
- Le lavage à 60 °C répété : accepté ponctuellement sur du coton, à éviter en routine.
Ce qui est normal
Au premier lavage, le motif peut paraître un peu plus mat : c’est le film qui perd son brillant de sortie de presse. Une légère souplesse gagnée avec le temps est normale aussi. En revanche, des bords qui se décollent dès les premiers lavages signalent un pressage insuffisant (température ou temps trop bas) : si vous pressez vous-même nos planches, vérifiez 130 °C, 10 secondes, pression moyenne, et un second pressage de 5 secondes avec papier cuisson après pelage à froid.
Textile et DTF : quelles matières
Coton, polyester, mélanges, lycra, toile, cuir synthétique : le DTF adhère sur presque tout, y compris les textiles foncés grâce au blanc d’impression. Seules les matières très texturées (bouclette épaisse) ou enduites (imperméables) demandent un test.
